La cuisine marocaine, cet art riche et varié,
fait la distinction des régions
Extrait du livre: Traité de Gastronomie marocaine de M. Salah Chakour
Pour parler de la cuisine marocaine , il faut
lui consacrer des livres et des livres afin de mieux la connaitre, en plus il
faut distinguer les grands terroirs de cuisine au Maroc : Fès et région,
Meknès, Tanger / Tétouan et régions, Rabat/ Salé, Casablanca et région, El
Jadida/ Safi/ Essaouira, Le Souss, Marrakech et Haouz, Tafilalt/ Ouarzazate, et
l’Oriental, et la cuisine Juive marocaine.
On
peut opter aussi pour un autre classement : la cuisine maure souvent
citadine, la cuisine bédouine, et la cuisine berbère réputée pour ses délicieux
tagines très variés.
Pour le couscous aux sept légumes c’est
une spécialité casablancaise, et c’est à Casablanca où naquit la pastilla aux
fruits de mer.
La région du nord (Tanger/ Tétouan) est
réputée pour ses plats aux saveurs typiquement méditerranéennes telle la
pailla, on y trouve aussi des plats mauresques très anciens tels que la Sfiria,
tagine mezgeldi, pastilla de Tétouan, et bien sûr une pâtisserie raffinée et
ancestrale.
Fès
l’ancienne capitale du Maroc durant plusieurs siècles, a conservé le prestige
d’une cuisine marocaine des grandes occasions et où recevoir est tout un art à
l’Atlas, l’Andalousie et le Tafilalt se métissent.
La gastronomie de Meknès est très bonne, et
elle a beaucoup de points communs avec Fès et Sefrou.
Le Moyen Atlas est le terroir du Méchoui et
du Gibier par excellence, et des tagines parfumés aux herbes.
Rabat/ Salé : Cuisine typiquement
mauresque : Celle des ornacheros, des maures de Grenade et de
Tolède : Gambetta, M’killa, Kadra R’batiya, gâteux à base de pâte d’amandes…
El Jadida, Safi et Essaouira : ce sont les villes héritières de la
gastronomie de l’Andalousie occidentale (Ouest espagnol et Portugal), elles
font partie du patrimoine Maroco-Portugais dont la gastronomie n’échappe
pas : Salade de Market Hazina, les plats et les tagines à base de
poissons, le célèbre gâteau des safiotes et souiris : Massapan, sans
oublier que la cuisine berbère et surtout la cuisine juive ont marqué ce
terroir ; la cuisine juive est réputée également par la Skhina.
Agadir et la région du Souss sont
réputés pour les tagines et plats où l’huile d’Argan est très présente pour
aromatiser leurs délicieux plats, sans oublier que Taroudante à elle seule
représente un micro terroir dans la région réputée pour sa Tangia et ses plats
distingués.
Marrakech et sa région
représentent le raffinement d’une ville impériale qui frappe par un cache Berbéro- Mauresque/
Saharien : Tangia, poulet aux olives, pastilla, harira et soupes typiques…
Tafilalt et Ouarzazate sont lesreprésentatifs de la cuisine de ce qu’on peut
appeler le terroir de Sijilmassa (Capitale antiquede la région mais démolie et oubliée dans le
désert), cette terre magique a enrichi la cuisine marocaine avec son savoir
faire en terme d’utilisation d’épices de technique tel que le séchage, elle est
également réputée pour son Couscous, tagines et Madfouna.
Tafilalt a beaucoup influencé les
villes impériales du Maroc, non seulement par son Malhoune mais aussi par sa
gastronomie, ce n’est pas un hasard si on trouve que les meilleures cuisinières
de Fès sont d’origine fillali, et que l’une des pâtisseries les plus réputées
de la ville s’appelle Halwa fillalia.
L’Oriental se distingue par une
cuisine à la fois d’inspiration orientale et mauresque pour la ville
d’Oujda : Barania, Takenta, Bakbouka, Sfiria, Couscous aux dragées,
gâteaux à base de semoule : Makrout qu’elle le partage également avec Fès
et Tétouan, Griwech, Kaak, Baklawa, M’hanlbi…
La cuisine juive au Maroc est aussi
bonne et raffinée que la cuisine musulmane, les deux cuisines se rencontrent
dans la préparation de pâtisseries telles Chabbakia, et Makrout.
Elle se distingue aussi par des
plates typiques telles que Skhina ; les Skhina les plus réputées sont
celles d’Essaouira, El Jadida et Casablanca.
Cuisine
de Tanger
Manger à Tanger n’est pas un
problème. La cuisine y est raffinée et parfumée. Laissez-vous guider par les
saveurs. Soupe de poissons, plats à base de fruits de mer, loup grillé,
légumes, salades, le tout accompagné d’un mélange de jus de fruits faits à la
maison et d’infusions d’herbes amères.
Cuisine
de Fès
Les habitants de Fès avaient pour habitude
de consommer de la viande fraîche deux fois par semaine. La tradition
historique ou littéraire a négligé l’alimentation, peu digne des écrits, mais
elle a pris la peine d’enregistrer pour les spécialistes de cuisine, les
recettes à la mode andalouse, alors très recherchées. La cuisine fassie est
caractérisée par l’association du salé sucré, l’usage de fruits et de légumes,
l’emploi codifié d’épices et de condiments tels que le cumin, la cannelle, le
piment doux, le gingembre, le poivre, le persil, la coriandre mais pas le
piment. Le pain est un aliment de base préparé tous les jours et cuit au four
public du coin. Notez aussi qu’il existe de nombreuses galettes et crêpes pour
le petit déjeuner, des boissons chaudes et fraîches (thé à la menthe, cafés
parfumés, lait d’amandes, boissons à la carotte ou au concombre…). Le plat le
plus connu chez les Fassis est le Poulet sucré aux pruneaux.
Cuisine
de Meknès
Souvent, quand nous nous retrouvons
ensemble entre marocains, nous nous rappelons de quelques mets que nous avions
dégustés dans notre enfance, comme le khliâ ou viande séchée, mets qui ont à
présent disparus. Parfois le nom ou les ingrédients nous échappent, mais nous
nous souvenons de leur goût, de leur odeur ou de leur apparence, souvent liés à
des souvenirs de joie et de fête. Cette collection de plats que j’ai réalisée
comportera des plates typiques de la cuisine marocaine d’aujourd’hui. Des
recettes qui ne sont presque plus utilisées de nos jours, parce qu’elles
demandent trop de temps à la cuisinière moderne. Des recettes qui ont perdu
tout leur attrait au profit de la culture occidentale, telle la rate farcie ou l’omelette
à a cervelle, et qui étaient, jadis, considérées comme des mets de choix.
Cuisine
de Rabat
Le Couscous auxSept légumes est le plat national le plus
populaire chez les Rbattis, mais il a également réussi à conquérir des places
fortes dans beaucoup de pays étrangers. Néanmoins, il n’est connu que pour son
côté « occasions particulières », mais il existe différents types de
couscous qui nous sont méconnus : Couscous aux oignons et aux raisins secs
caramélisés (Kseksou Bet’faya), Couscous aux œufs et aux amandes ( Kseksou Bel
Beid wa Louz) etc. Nous vous invitons à les découvrir en partant à Rabat.
Cuisine
de Casablanca
« Casablanca Cuisine » recrée
le monde perdu des pieds-noirs, colons français en Afrique du nord, et est un
exemple parfait d’une nourriture reflétant différentes cultures, du poulet aux
olives, au thon, aux poivrons rouges et aux câpres, en passant par le nougat de
dattes et d’amande.
En empruntant des idées et des ingrédients à
leurs voisins arabes, les pieds-noirs ont appris à faire cuire la viande avec
les fruits et ont créé des délicatesses telles que l’agneau aux poires, le
poulet aux coings et les boulettes de viande au citron. Mêlant légumes
européens et épices d’Afrique du Nord, ils ont créé une salade de betteraves et
de carotte au cumin. Enfin, à partir de l’herbe locale la plus typique: la
menthe, ils ont su adapter les potages les plus classiques.
Cuisine
de Marrakech
La cuisine de Marrakech est un
véritable art. Elle représente un élément très important de la culture
marocaine. Raffinée et très variée, la cuisine marocaine est réputée pour être
l’une des plus riches du monde arabe. La viande mijotée et les légumes
constituent la base quotidienne de l’alimentation Marrakchie, le tout
accompagné d’épices et d’arômes multiples (safran, cannelle, piment, cumin,
gingembre, coriandre, menthe et ras el hanout: un mélange de vingt-sept
épices). A l’occasion des fêtes et des événements religieux (mariages,
naissances, circoncision, Aïd El Kabîr), le repas devient une véritable
cérémonie où de nombreux plats élaborés se succèdent : Tajines, pastilla,
méchoui etc. Il existe un autre élément bien typique qui est aussi l’un des
plats les plus populaires : mets délicieux à base de mouton et d’épices.
On y jette pêle-mêle tous les ingrédients, on la secoue pour mélanger et il n’y
a plus qu’à la fermer avec du papier et de la ficelle et à la porter au hammam
où le ‘’Farnachi’’ sera chargé de l’enfouir dans les cendres chaudes pendant au
moins quatre heures de cuisson à l’étouffée.
C’est un plat fait par les hommes pour
les hommes, privilégié par les célibataires pour une soirée ou une sortie
champêtre où l’on jouera aux cartes tout en jouant de la musique.
Cuisine
d’Essaouira
La cuisine d’Essaouira proposede délicieux plats de poissons aux épices et
aux légumes qui ont mûri sous un soleil idéal. Pour beaucoup, c’est la
meilleure cuisine orientale au monde et nul doute qu’elle flattera vos palais.
Cuisine
d’Agadir
A Agadir, dans le premier port
sardinier du monde, les sirènes retentissent, des chalutiers multicolores
accostent, des hommes burinés réparent leurs filets, des pêcheurs déchargent
bruyamment, au fil des heures, des caisses de poissons frétillants :
sardines, merlans, loups, mulets, thons et autres crevettes, homards et langoustes.
Le Tajine Agadiri tire son nom du plat creux maghrébin en terre cuite vernissé,
coiffé d’un couvercle conique parfaitement hermétique, dans lequel les
ingrédients acquièrent une saveur et un fondant subtils. Le plat de base
s’appelle ‘Amou’. Il est préparé avec des amandes, de la cannelle et du miel
mélangés et arrosés l’huile d’Argan .
Nous vous conseillons les livres suivants pour vos recettes de cuisine :