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L’artiste Daniel Aron expose jusqu’au 31 août au musée de la Kasbah des photographies sous le thème «D’ici et d’ailleurs ».
Dès son premier séjour en 1994 à Tanger , Daniel Aron en tombe amoureux. Il lui consacre une nouvelle exposition de photographies sous le thème «D’ici et d’ailleurs» et dont le vernissage s’est déroulé, mardi 10 juillet au musée de la Kasbah. L’artiste et photographe présente, de ce fait, le troisième volet de son travail photographique dédié à la ville du détroit. «C’est à partir des années 94-95 que j’ai commencé à faire des photos sur Tanger . J’ai exposé mon premier volet, en 2004, à la galerie Delacroix sous le thème «Intérieurs simples» et un deuxième en 2007 au musée de la Kasbah et que j’ai intitulé «L’empreinte de Tanger», déclare-t-il.
Fasciné par le charme cosmopolite de Tanger , Daniel Aron fait découvrir à
travers cette exposition l’architecture traditionnelle et l’ambiance
typique de la ville, en particulier dans les rues et les sites les plus
dynamiques dans l’ancienne médina. Il s’est mis ainsi à photographier
ces lieux, surtout le soir, pour mieux cerner ces territoires de
liberté. «J’ai photographié des rues et suis entré dans les maisons.
C’est là que j’ai découvert ces escaliers dérobés, escarpés, dont les
sommets sombres ne semblent mener nulle part», confie Daniel Aron.
Vivant et travaillant entre Tanger et Paris, cet artiste donne aussi
l’occasion aux visiteurs de découvrir les anciennes pensions de la
ville, où Paul Bowles, comme la plupart de ses contemporains, écrivains,
peintres, photographes, musiciens, y avait l’habitude de séjourner. Il
se dit vouloir rendre hommage au peintre italien Franco Pardi, décédé
cette année, et ce à travers l’exposition des photos décrivant
l’atmosphère désuète et séduisante de ces pensions, la fraîcheur de
leurs couloirs un peu obscurs, où se côtoient encore, voyageurs anonymes
et jeunes artistes. «Franco et moi avions l’habitude de nous retrouver
de bonne heure, à la terrasse du café de France, pour partir vers
d’improbables destinations à travers cette ville qu’il connaissait bien.
Quand une pension «était repérée», nous inventions des petits scénarii ;
lui s’enquérait du prix des chambres, de leur disponibilité», raconte
Daniel Aron, avant de poursuivre : «Pendant ce temps, je filais dans
les étages explorer couloirs, halls et chambres aux portes
entrebâillées».
Comme le titre de son exposition l’indique, d’ici de Tanger , Daniel Aron
se lance à la découverte d’autres univers, notamment sur les rivages
atlantiques. « En m’approchant, j’ai découvert des itinéraires
mystérieux, jalonnés par des visages sculptés par la mer, ou par une
main d’homme, inconnu de nous », dit Daniel Aron.
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